72/ Cub'House

Objet Habitation et atelier d'artiste
Lieu
Belgique - Montigny-le-Tilleul - Rue Bomerée
Maîtrise d'ouvrage Mme Christine Ravaux
Réalisation 2008
Surface 160 m²

Photographies réalisées par Tim Van de Velde

Montigny-le-Tilleul est une commune de la périphérie de Charleroi. Elle se déploie sur un grand territoire vallonné et verdoyant qui contraste avec le paysage industriel de la région. Elle est ainsi très prisée par une population à la recherche d’un séjour paisible dans un lieu de vie aux qualités rurales.

Le terrain de Mme Ravaux, une graveuse quadragénaire et célibataire, se situe au cœur du village, à deux pas de l’église et de la maison communale, rue de Bomerée.

La rue est une impasse. Elle est par la force des choses peu empruntée, ce qui assure définitivement la quiétude attendue.

La parcelle est issue de la division en trois lots d’une propriété vierge servant de pâturage à quelques montons solitaires.

Le terrain est en pente, en fond de vallée. S’il tourne le dos à l’église, il regarde deux réalités contrastées constitutives de la région : un paysage bucolique de boccages et les arrières chaotiques en auto-construction des maisons de rangée de la rue voisine. Le sud se dispose côté jardin et belle vue. La pente est affirmée et s’ouvre vers la belle orientation.

Les règles du petit lotissement semblent parfaitement incongrues pour un cœur de village et donnent l’impression d’être tirées par collage des conditions qui seraient celles d’un habitat pavillonnaire classique.

Le programme est simple : une habitation pour une personne seule avec atelier d’artiste.

Le projet fait feu de tous ces paramètres.

Les règles urbanistiques appuient la proposition d’un objet architectural mis en demeure d’être autonome : l’édifice est d’une géométrie abstraite, monochromatique, immaculée.

Le paysage institue le rapport aux vues et aux orientations : une baie monumentale concentre les ouvertures majeures de l’habitation et constitue un cadre à l’échelle de la perspective offerte. Sa profondeur accueille un espace en loggia, un entre-deux, un espace intime habitable et habité.

La singularité du programme induite par la condition de célibataire du maître de l’ouvrage souffle l’opportunité d’un espace ouvert, articulé autour d’une promenade architecturale faite de séquences visuelles successives et de séquences spatiales alternant dilatations et compressions. A la manière du « Raum Plan » d’Adolf Loos, chaque fonction a son lieu mais réfère également à l’ensemble.

Le jeu des demi-niveaux dictés par la topographie du terrain accompagne la progression à travers les différents espaces. La lumière naturelle est la matière privilégiée de la composition qui offre à celle-ci un volume de jeu où elle peut s’épanouir par diffraction. Complémentaires, les lumières et les ouvertures dilatent la perception intérieure de l’échelle du lieu pendant que les matières extérieures déclinent toutes les nuances du blanc à travers le grain de l’enduit, la vibration des persiennes et le reflet poli du marbre de l’entrée.

Le volume simple et blanc s’est déposé dans le paysage.

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